Semelles devant

Il y a des matins où les mots se pressent à la porte

Où les idées s’emportent sans fenêtre.

 

Il y a des matins où tout se règle en musique

Le stylo tendu comme un bâton rythmique.

 

Il y a des matins où les chagrins sont productifs et les échecs fictifs.

 

Et puis il y a des matins lourds comme des jours sans fin

Qui traînent du pied, qui tapent du poing.

 

Un jour avec, un jour sans

Et les semelles devant.

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