Des cerises aux oreilles

Elle mettait des cerises aux oreilles

Et roulait à bicyclette

Sur des chemins gondolés

La jupe retroussée

Son foulard accroché

A la roue de l’avant

Elle s’est étranglée

Sans crier 

Des cerises aux oreilles

Dans un été trop sucré

Elle s’est étranglée sans freiner

De sa propre joie

De sa liberté

De son innocence 

Elle mettait des cerises aux oreilles

Et roulait à bicyclette

Sur des chemins gondolés.

© 2016